« Comment me vint l’écriture ? » René Char disait « comme un duvet d’oiseau sur ma vitre en Hiver. Aussitôt s’éleva dans l’âtre une bataille de tisons qui n’a pas encore à présent, pris fin. » Même si je partage cette chaleur rayonnante, je dirais qu’elle me vint comme un éclair. C’est avec cette sorte de Z qu’a commencée mon aventure dans l’alphabet.

À l’Académie Charpentier, j’ai suivi une formation de graphiste, mais c’est au Scriptorium de Toulouse que j’ai débuté la calligraphie. Apprendre les bases, les formes, les outils, apprendre et écrire, écrire encore. Voilà comment des heures durant l’écriture entre en nous.
Par la pratique de disciplines corporelles, j’ai abordé le geste autrement que par la forme. Parce que « la sagesse orientale regarde le dedans…

Cependant si vous regardez en dedans comme vous regardez au-dehors alors vous faites du dedans un dehors… » (Suzucki, maître de za zen). La calligraphie n’est pas pour moi une affaire de virtuosité ou de prouesse, je la vis comme une recherche d’unité et d’accord entre la matière, le geste et le verbe. C’est pour moi un carrefour d’expression qui ouvre la porte aux multiples, à des espaces de résonances inattendus.
Les participants
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